Après cinq médecins et autant de diagnostics différents, le plus sérieux est tombé ce soir : bronchite asthmatiforme avec insufflation de ventoline et 10 séances de kiné respiratoire...rien que ça.

Quand je pense qu'hier en fin de matinée, nous avons poireauté deux heures pour voir le médecin de garde qui nous a annoncé la bouche en coeur que de l'homéopathie suffirait car les bronches n'étaient pas prises. Ah, et puis il a gentiment annoncé que j'avais le regard anxieux (deux fois histoire d'être vraiment lourd pour de bon), compliment suivi d'un autre qui disait grosso modo que je n'y connaissais rien aux enfants puisque n'en ayant qu'un, je n'avais (forcément) aucun point de comparaison.

C'est à ce moment là que je me suis demandée si les deux heures d'attente justifiaient la leçon de morale qu'il était en train d'exécuter devant mes yeux.

Il est temps que je reprenne des forces moi.

Bon, aujourd'hui j'ai quand même engueulé une ambulance qui bloquait l'accès au parking du médecin. Mon fils avait 40° de fièvre et la dame en déambulateur mettait une éternité à arriver à l'ambulance. Mais elle arrivait, alors qu'ils aillent se garer ailleurs qu'au milieu de la SEULE allée qui mène au parking.

Le pire c'est que la conductrice après avoir déplacé son véhicule fulmine que je ne lui ai pas dit merci, en ajoutant qu'un enfant qui a 40 de fièvre doit aller aux urgences. Et quoi encore ?! Faut faire la révérence aux irrévérencieux maintenant ? Et puis pourquoi les gens font-ils tous la morale ? C'est une mode ? Pour faire bien certainement. Je moralise donc je suis.

C'est comme l'autre jour, un handicapé (au départ je ne le savais pas) s'était garé comme un plouc. Pour changer, j'allais chez le médecin pour Quentin, et j'ai dû manoeuvrer pour me mettre dans le mouchoir de poche qui faisait office de place.

Au moment de sortir Quentin, après avoir longé l'infime espace de disponible entre les deux véhicules qui entouraient ma voiture, un monsieur arrive, enfin, lui et sa minerve à son cou. Je ne voyais que ça.

Et que me dit-il ce mec qui minerve déjà un peu ? Qu'il faut que je déplace mon véhicule pour pouvoir grimper dans son camion car il est HAN-DI-CA-PE !

Je vois effectivement son macaron accroché à son pare-brise.

J'étais de mauvais poil, je lui dis qu'après avoir dû tourner mon volant pendant 10 minutes pour rentrer dans cet espace dont IL est responsable car lui et sa minerve se sont garés à l'arrache, je ne me déplacerai certainement pas. C'est laid, je sais.

Et là il m'engueule, ah mais c'était sans compter ma répartie qui l'a figé en lui demandant tout simplement si sa minerve l'autorisait à conduire ?

Ah ben dis donc, d'un seul coup, le vieux s'est pris d'une nouvelle jeunesse et est monté comme un acrobate dans son camion ! Il a même tourné la tête pour m'écouter lui dire au revoir...minerve d'accident de travail ?

Faut pas déconner, on dit que les jeunes sont impolis, mais les vieux abusent des situations de la vie courante. Et là, j'en ai débusqué un beau.

Mon sens civique n'avait pas disparu, disons plutôt que mon instinct m'a dit qu'il se fichait de moi l'oran outang minervé.

J'en ai quand marre de me fighter, le médecin m'a eu à l'usure je pense.

Je suis fatiguée à cause de nuits pourries et il est grand temps que Qt guérisse une bonne fois pour toutes.

Allez, envoyez-moi des bonnes ondes svp.