Samedi dernier nous recevons un coup de téléphone à 17h : "hé salut ! C'est toujours bon pour le dîner de ce soir ?"

...Julie, j'avais oublié mais on a des invités à dîner...

Purée ça fait 3 ans qu'on les a pas vus, on leur avait fait des moules-frites et j'en avais même parlé sur le blog (ici) tellement ça m'avait pris la tête la préparation, faut qu'on assure ! 

Ok ! Brans-le bas de combat, je m'équipe de mes sacs de course et pars illico presto trouver de quoi faire à dîner.

Les températures hivernales du moment m'ont inspirée la tartiflette en guise de dîner.

Il faut savoir qu'ici, à 700 balles le reblochon (environ 7€), sachant qu'un rebloch' ne suffit pas, c'est un peu comme si en France vous faisiez du homard à peu de choses près.

Auto-challenge accepté par moi-même, c'est tipar ! Une boutique, deux boutiques, mais où vais-je trouver du Reblochon nom de diou ?! La troisième fut la bonne, ouf, un peu plus c'était patates lardons !

Les invités arrivent alors que le plat vient d'être enfourné, ça va, on gère à peu près...

Apéritif, les filles des invités demandent à ce que je mette la Wii, jusqu'ici...tout va bien.

Puis, on passe à table et pour cela, je dis à Quentin d'éteindre la Wii à laquelle il jouait pour la première fois seul avec les deux filles de nos invités (ça ne l'avait jamais vraiment intéressé jusqu'à samedi dernier), pour que l'on puisse discuter tranquillement, sans "OUUAAAAIIIIS, J'TAI TROP TUÉÉÉÉ !", ou toute autre expression poétique en bruit de fond.

Et là, c'est le drame ! Crise de larmes, chantage éhonté, roulades sur le lit, cris de Castafiore qui aurait mué, menace de croisement de bras (je déteste quand il croise les bras l'air renfrogné), bref, il a tout tenté. Après 10 minutes de tergiversations et de calme tant bien que mal préservé, je reviens à table comme si de rien n'était, sourire un peu gêné, en m'excusant quand même pour les décibels occasionnés.

L'invité masculin avait terminé son assiette...Bon, bon, bon, vous en reprendrez peut-être une lichette ?

On le ressert, et là, ça frappe à la porte...hum, pardon, je vais voir qui cela peut bien être...(Raph t'a invité personne d'autre hein ?).

- "Ouiiii, bonsoârrr, je suis votre voisine et c'est pour vous dire que votre chien est dans notre jardin !"

Ok ! Raph se lève alors que je venais de m'assoir, et prend ses clefs de voiture en disant d'un air fringant "I'll be back", en version française certes, mais il avait un petit "je ne sais quoi" de Schwarzy à ce moment là, d'où la traduction.

Les invités me regardent avec des yeux éberlués et je leur explique très calmement et normalement que pour récupérer le chien, il faut démarrer le moteur de la voiture et commencer à s'en aller sur la route. Ben quoi ?

...on est passés pour des malades mentaux, je l'ai bien senti.

Plus de coupure après cette étape, Raph est revenu conquérant, le chien était dans sa niche et nous avons enfin pu discuter du chien, des caprices d'enfant, et surtout manger tous ensemble.

Pour relativiser, je dirais que la situation aurait toutefois pu être bien pire s'ils avaient débarqués sans nous passer de coup de fil avant pour confirmer.

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Je ne suis pas sûre qu'ils voudront qu'on les réinvite ! Ils doivent se dire "ils ont changé en 3 ans un peu, non ?". Mais non, on a toujours été comme ça, en freestyle, sauf qu'avant ça se voyait moins...

PS : j'ai oublié l'étape de la vinaigrette sans vinaigre que l'invitée a dû préparer elle-même pendant que je "parlementais" avec Quentin, mais à ce niveau là on n'en est plus à un détail près !