En Nouvelle Calédonie, les stations services ont toujours leurs pompistes pour vous faire le plein, laver le pare-brise. J'avoue que c'est assez plaisant de se faire faire le plein. On n'a pas les mains qui puent après un plein. Par contre je plains les pauvres pompistes qui passent leurs journées le nez dedans. Ce type d'emploi est toujours occupé par un local, qu'il soit caldoche, mélanésien ou wallisien.

Le pompiste de ce matin m'a même proposé de faire les niveaux, ce à quoi j'ai répondu que mon mari s'en occupait régulièrement...

Aparté : - "Chériiii ? C'est quand la dernière fois que t'as fait les niveaux ???"

Ok, j'ai menti, mais j'étais pressée. Pressée de continuer dans ma lancée. Depuis hier, je suis Midas (pas la marque de pneus hein, pensez plutôt à la mythologie), tout ce que j'approche ou touche se transforme en or. Bon, j'exagère un peu mais à peine, pas en or d'accord, mais en ions. Et oui, tout est très positif.

Dernièrement, entre mon accident de voiture et certains mauvais plans tant réels que virtuels, les électrons faisaient la danse macabre de la chance qui nous a toujours été fidèle. Pour faire simple, on attirait les merdes car on n'avait pas de bol, la poisse, la guigne, la scoumoune, et il en existe d'autres mais je préfère m'arrêter là avant que vous ne zappiez de blog grâce à votre zapette souris, petite variante de la télécommande.

Le sujet n'avait pas encore été abordé par choix (je commence à devenir superstitieuse... Spéciale dédicace Elise ;-)), mais depuis une dizaine de jours, je suis moi aussi à nouveau à la recherche d'un emploi. Pompiste étant déjà pris à Total Sainte Marie, je me suis alors rabattue sur assistante.

A moi les entretiens, le bôôô cv tout neuf qui sent la naphtaline à être resté dans mes tiroirs, et c'est parti pour un nouveau boulot !

J'ai donc entrepris le tour des agences d'intérim de la place avec ma petite pochette rouge remplie de curriculum vitae. Et pour l'instant....rien....gloups !

Lorsque nous étions arrivés il y a deux ans, il m'a fallu trois semaines pour trouver mon super boulot, que j'ai décidé de quitter sciamment pour rester plus longuement avec bébé (aucun regret sur ce point car les mois passés avec lui me permettront de ne jamais parler comme toutes ces femmes mélancoliques de n'avoir pu le faire).

Trois semaines il y a deux ans pour trouver un emploi, 10 jours de recherche maintenant...Don't panic me dis-je donc. Mais je ne peux pas m'en empêcher car c'est dans ma nature, je m'inquiète de ne pas encore avoir de rendez-vous, d'entretien quoi.

Ce qui m'inquiète surtout, et ce paragraphe peut intéresser plus d'une personne désireuse de venir s'installer sur le caillou, c'est qu'avec deux ans de résidence sur le territoire, une expérience professionnelle identique localement, et 10 années de travail au total, on me sort l'argument de l'emploi local. Sujet qui n'avait pas été évoqué du tout il y a deux ans. Aujourd'hui il m'a été donné de l'entendre dans trois agences. Une quatrième a pris mon cv tout en feignant de le lire...pour avoir travaillé dans l'intérim et le recrutement je pense connaître les rouages du métier, les feintes aussi.

Politiquement correct ? Est-ce pour se soulager la conscience que cette phrase m'est répétée par les recruteurs ? Est-ce réellement vrai, le pays a-t-il évolué à ce point en deux ans et vais-je rester à chercher un emploi sans aboutir au moindre entretien ? Les prochains jours nous le diront.

Lorsque je dis que je suis Midas, c'est parce qu'hier pour la première fois, on m'a proposé quelque chose...

Je sors mon plus beau sourire Ultra Bright, ma plus belle tenue de working girl...et on va voir ça.

En attendant, un peu de musique ça vous dit ?


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