C'est fait de tout petits riens...ah, ce Claude, quel visionnaire.

Le taf, le taf, le taf. En l'appelant peut-être qu'il viendra.

TAF ! AUX PIEDS !

Faut croire qu'il n'a jamais été dressé...

Pour l'instant j'en suis au statut quo, une proposition et pouf ! Plus de proposition. Entre les recruteurs qui veulent du "local pur", oui je ne suis ni locale, ni pure, la honte sur ma famille. Et les autres qui cherchent quelqu'un pour toute la vie dans leur entreprise : trois ans sur le territoire ? C'est trop peu Madame, moi je veux quelqu'un(e) pour 5 ans minimum ! Ok alors là, moi je vous arrête tout de suite les recruteurs. La durée moyenne d'un employé au sein d'une entreprise sur le territoire de Nouvelle Calédonie se situe entre 2 et 5 années. Les salariés visent toujours mieux et ils ont raison. Ca s'appelle l'évolution vers le haut. Et elle s'obtient souvent par le changement soit de poste, soit d'entreprise.

Tant que des recruteurs utopistes continueront à s'imaginer qu'effectivement, tout le monde il est beau, tout le monde il est content, et tout le monde il reste longtemps parce que justement il est content, on ne s'en sortira pas ! Ils veulent des salariés besogneux, mal payés, motivés, serviles et disponibles s'il-vous-plaît !

Soyons sérieux et arrêtons de nous croire au pays des Bisounours (pour lequel j'ai beaucoup de respect, tout comme celui du Père Noël d'ailleurs).

Déjà, en France, je me confrontais à des employeurs peu scrupuleux qui profitaient de la situation précaire des gens. En l'occurence, de la mienne à l'époque. L'un d'entre eux une fois m'avait même proposé un CNE (Contrat Nouvelle Embauche impliquant une période d'essai de deux ans pour le décrire sommairement), en prétextant l'argument suivant : si un jour ma société vient à péricliter, je ne vais pas vendre ma maison pour vous payer !

Ce à quoi j'avais répondu du tac au tac : cette maison que vous avez, en acceptant un contrat précaire du type de celui que vous me proposez, et bien cette maison je ne pourrai jamais me l'acheter.

Un autre employeur m'avait dépeint sa société, petite PME qu'il avait lancé lui-même, précurseur dans son domaine, son bébé. Et son bébé nécessitait effectivement une nounou à plein temps. Le poste de secrétaire était crucial, impossible donc de tomber malade selon lui (comme si on décidait de tomber malade), les congés devaient être envisagés plus que posés, le salaire avoisinait le SMIC, et lorsque j'ai vu le bocal de la secrétaire manifestement sous anti-dépresseurs, la coupe était pleine.

Je lui ai alors demandé s'il était tout de même possible, voire envisageable d'aller au petit coin durant la journée de travail, au risque de m'absenter de mon poste si crucial.

Historique_20secretaire_20enervee

Je ne sais pas pourquoi mais ce type de recruteurs ne m'ont jamais recontactée, étrange non ?

Et me revoilà à combattre ces moulins, à chercher un emploi pérenne et intéressant (j'y crois à fond), avec la grippe par-dessus tout ça, on positive et on sourit en se disant que demain sera un autre jour.

C'est déjà ce que je me suis dit hier...