Ce matin, au taf, je bossais au rythme d'une musique ô combien célèbre du concert d'ACDC ; mes doigts et mon cerveau allaient à la vitesse du clapping de Thunderstruck.

Puis après, est arrivé le moment que certains redoutent tant, le "il faut faire un point", ou le "tiens, ça fait longtemps qu'on n'a pas fait un point". Deux phrases qui au demeurant veulent dire la même chose, mais en fonction de celle qui est prononcée ça peut tout changer dans mon cas d'onychophagie. C'est du vécu (souvent).

Cette après-midi, je prie pour que le rythme soit decrescendo.

Ou pas forcément decrescendo, mais moins hard rock. Et si je devais choisir, j'opterais pour une musique de travail dans ce genre, les pagnes et les sagaies en moins quoi ;)

Parce que quand même, il faut le dire, le travail c'est d'un chiant parfois... Les gens font la gueule, ils sortent toujours les mêmes vannes :

- Ca va ?

- Ouais, comme un lundi.

Ca c'est pour le lundi. Mais ils sont capables de vous la ressortir toute la semaine en s'adaptant aux jours qui changent (pas cons hein), pour amener une variante le vendredi :

- Ca va ?

- Ouai, comme un vendredi, ça va forcément bien le vendredi ! Héhé !!

...

Parfois ce genre de réponse me donne envie de me jeter du haut d'un parapet de pont avec des palmes aux pieds tellement l'ennui est grand. Ou de faire appel à l'Académie Française pour réinventer des nouveaux noms communs en guise de jours de semaine. Mais ils s'adapteraient aux nouveaux noms. 

Prenons par exemple chou-fleur à la place de vendredi.

- Ca va ?

- Ouai, comme un chou-fleur, ça va forcément bien le chou-fleur ! Héhé !!

Je sais pas vous, mais moi je trouve ça déjà plus drôle, non ?

De toute façon, le problème de fond, ce ne sont pas les blagues pourries de personnes dépourvues d'imagination. On peut pas leur en vouloir.

Par contre, si je connaissais l'inventeur du travail... Bon, je me dis que l'inventeur du travail a dû être exécuté au pilori. Mais si ce n'est pas le cas, amenez-le moi et je suis prête à m'occuper de son cas !

Enfin et après ce délire fugace, pour clôre la journée en beauté, on pourrait tendre ce soir vers un style bien plus cool.

Allez, je retourne à mon jukebox. Comme un jeudi...

Tata !